Dans le concept ACMOS, le corps énergétique est observé à travers deux champs complémentaires : le champ profond centripète et le champ de surface centrifuge. Leur lecture permet d’apprécier deux niveaux différents de l’organisation énergétique du sujet : ses ressources profondes et la manière dont il gère les tensions auxquelles il est confronté.
Champ profond centripète
Il renseigne sur les ressources, le terrain et les causes profondes.
Champ de surface centrifuge
Il traduit davantage la gestion énergétique de surface et ce qui s’exprime dans le vécu actuel.
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La symétrie comme repère d’équilibre
Dans cette approche, l’organisme recherche en permanence une organisation énergétique symétrique. Lorsque l’équilibre est optimal, les champs centripète et centrifuge restent centrés sur l’axe sagittal du corps.
La symétrie constitue un repère majeur
Elle indique que le sujet dispose, au moment de la mesure, des moyens nécessaires pour maintenir son organisation énergétique globale.
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Champs centrés et champs décentrés
Les deux schémas permettent de visualiser immédiatement la différence entre un état de symétrie et une rupture de cet alignement. Le bioénergéticien ne s’intéresse pas seulement à la présence des champs, mais aussi à leur position par rapport à l’axe du corps.
Les champs restent alignés sur l’axe sagittal du corps.
Champs centrésSymétrie énergétiqueLes champs restent alignés sur l’axe du corps.
↔
Les champs se décalent par rapport à l’axe sagittal du corps.
Champs décentrésRupture de la symétrieLe décalage révèle une difficulté à maintenir l’organisation énergétique.
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Les traces de notre histoire énergétique
Selon le modèle ACMOS, les champs se modifient au fil des tensions auxquelles l’organisme doit s’adapter. Ces influences peuvent être internes ou externes et s’inscrire à différents moments de l’existence.
HÉRÉDITÉ & ASCENDANTS→VÉCU PRÉNATAL→ENFANCE & ACQUIS→ÉMOTIONS & STRESS→ÉVÉNEMENTS DE VIE
Une difficulté physique, une période de stress, une souffrance émotionnelle, une contrainte familiale ou professionnelle, mais aussi ce que la méthode désigne comme notre antériorité, peuvent ainsi participer à la manière dont l’organisme organise ses champs.
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Le corps cherche d’abord à préserver son équilibre
Face aux agressions successives, l’organisme cherche en permanence à conserver sa symétrie. Pour y parvenir, il peut dévier l’énergie, ralentir certaines fonctions ou bloquer momentanément certains circuits. Ces adaptations ne sont pas nécessairement des erreurs : elles peuvent représenter une stratégie de gestion.
Le décalage des champs apparaît lorsque les moyens d’adaptation ne suffisent plus à maintenir cette organisation. Dans le raisonnement ACMOS, il devient alors le signe d’une incapacité énergétique à compenser totalement la tension présente.
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Le sens du décalage
Le décalage des champs constitue une information de lecture. Sa présence, son niveau et la manière dont les différents champs sont concernés permettent au bioénergéticien d’orienter son raisonnement sur l’origine possible de la perturbation.
Une origine plus profonde
Lorsque le champ profond est perturbé en premier, la lecture s’oriente davantage vers le terrain, l’hérédité, l’antériorité ou des mécanismes inconscients.
Une origine plus extérieure
Lorsque le champ de surface est atteint en premier, la lecture s’oriente davantage vers une contrainte extérieure ou un événement vécu récemment.
La mesure ne raconte donc pas l’histoire du sujet à sa place. Elle fournit des repères permettant d’identifier où l’organisme ne parvient plus à maintenir seul sa symétrie, avant de poursuivre le bilan.
Ce qu’ACMOS en retient
La symétrie des champs énergétiques constitue l’un des grands repères de l’équilibre global. Dans un état considéré comme optimal par la méthode, les champs centripète et centrifuge sont centrés et organisés autour de l’axe du corps.
Au fil de l’existence, l’organisme doit composer avec l’hérédité, l’antériorité, le vécu prénatal, les expériences psycho-émotionnelles, les contraintes physiques et les événements de la vie quotidienne. Tant qu’il dispose de moyens suffisants, il adapte sa circulation énergétique pour préserver cette symétrie.
Lorsque cette capacité d’adaptation est dépassée, les champs peuvent se décaler. Leur mesure donne alors au bioénergéticien une indication sur le niveau de perturbation et l’aide à distinguer ce que le corps gère encore de ce qu’il ne parvient plus à organiser seul. L’objectif du bilan est de retrouver une cohérence énergétique globale, sans intervenir sur les adaptations que l’organisme maintient volontairement pour sa propre gestion.
Pour aller plus loin
La symétrie des champs, leurs différents niveaux d’organisation et leur place dans le bilan sont développés plus précisément dans le livre Bioénergétique, l’équilibre du corps et de l’esprit – La Méthode ACMOS de René Naccachian.